Article précédent : November-Mike met le cap au 110

Je vous avais laissés à Rhodes, vous savez, l’île juste en bas à gauche de la Turquie, 1378 nautiques de Chavenay au GPS, jamais je n’avais osé m’aventurer aussi loin de la base. Donc après 24h à se baguenauder sur cette île superbe, on a continué nos aventures au-dessus des flots égéens, pour la civilisation Minoenne (ou ce qu’il en reste) qui nous attendait et où nous n’avons pas pu faire autrement que rendre hommage à Icare, notre illustre précurseur qui, lui, n’a pas écouté son papa, ce sacré Dédale qui avait plus d’une pelote dans son sac pour Ariane (un voyage dans l’espace, vous dis-je), ou pour cacher les amours coupables de la nana à Minos et du Minautore, ce qui n’a pas empêché à ce dernier de se faire défoncer la lucarne par Thésée avec l’aide de la belle Ariane qui lui avait mis le fil à la patte. Icare dont nous avions déjà salué la mémoire il y a 3 ans lors d’un autre voyage historique à Istanbul, où de Samos à Santorin (déjà !) nous avions décliné le komboloï de Cyclades : Ikaros – ainsi nommée puisque la légende veut que ce soit sur l’une de ses plages que la mer a rendu le corps de l’infortuné jeune homme -, Mikonos, Paros et autres Naxos.

Maintenant la suite du programme, c’est le Dodécanèse, la Crète et les Ionniennes.

Lundi 9 Juillet : Rhodes-Héraklion

Si vous vous souvenez du chapitre précèdent, j’avais fait une discrète allusion au possible renforcement du vent, le fameux Meltem, tant redouté des marins, qui souffle tout l’été avec une force quasi constante d’où les 34028G38 qu’on se ramasse classiquement à Mikonos (heureusement la piste est dans l’axe) et qui sévit bien sur toute la mer, en particulier en Crète. Depuis quelques jours je zyeutais régulièrement en douce les METAR et TAF de LGIR (Iraklio), LGKP (Karpathos, l’île entre Rhodes et la Crète) et LGRD (le colosse) pour voir comment tout ça évoluait. Jusqu’à Rhodes on avait été gâtés : quasiment pas de vent à Santorin, un peu sur Kos, quasi rien à Rhodes. Là, ça avait l’air de vouloir changer. Pendant notre jour de repos à Rhodes, un petit zef de 20-25 nœuds soufflait sur la côte Nord, quand ils annonçaient 30 nœuds, rafales 40 sur Karpathos…

Mais une petite accalmie se profilait pour le lendemain, et paf ! c’est ce qui s’est passé. Si c’est pas de l’anticipation, de la prémonition et du coup de fion, ça y ressemble ! Donc nous avons sauté sur notre bonne étoile et en route pour Héraklion, 20 nœuds rafales 30 nœuds prévus sur le TAF de Karpathos (mais en réalité seulement 18 nœuds et pas de rafales), et théoriquement 10 nœuds à Héraklion (en pratique, on se tapera un 15 nœuds rafales 22, donc tout baigne).

Décollage. La tour nous accorde, en raison du faible trafic, de faire 2 fois le tour de la ville « for sightseeing » (ça marche bien, comme requête, dès lors qu’on le signale dès le dépôt du plan de vol, le Contrçole puis direction la côte sud, l’acropole de Lindos vue d’en haut, sublime, et en montée vers 4500 pieds pour la traversée maritime. 2 fois 45 kms entre Rodos et Karpathos, puis entre Kasos, juste à côté, et Sitia à l’extrémité Est de la Crète. Les 2 îles, pas turbulentes pour un sou, superbes, petits joyaux d’émeraude posés au milieu de la grande bleue, à peine moutonnée, ambiance sereine à bord, on redescend une fois la Crète en vue et après avoir croisé un Olympic à destination de Karphatos. 2500 pieds le long de la côte nord, là bien secoués par le relief proche jusqu’à Agios, et posés à Héraklion 2h après.

A midi, nous voilà opérationnels chez Minos, au beau milieu de la Méditerranée. 36h de balade pour en profiter à fond durant lesquelles on rescrutera régulièrement les TAF et METAR pour se préparer psychologiquement au retour vers le Péloponnèse…

 

Mercredi 11 Juillet : Crète-Corfou direct

Hania, Knosos, Réthymnon, une journée de ressourcée 27 ans après, l’avion, y a pas, ça rajeunit !

Ieraklio Airport, pas trop tôt, pas la peine, ni trop tard, faut être prêt pour la plus grande tirée non-stop de notre histoire aéronautique à ce jour. La raison ? C’est simple, y a pas une goutte de 100LL dans tout le Péloponnèse. Si tu veux du coco, faut que tu retournes à Athènes. Ça, c’est le seul truc pas cool du pays : y a de l’essence nulle part sauf sur 8 plateformes réparties sur une surface grande comme la France au final, avec beaucoup d’eau dedans, mais de Rhodes à Corfou, il y a plus de 1000 bornes et presque pareil de Thessalonique à Ierapetra en Crète !!!

 

Donc 2 options : soit on retourne à Megara (on apprendra plus tard que Ikaros, le petit terrain privé qu’on a découvert à 100kms d’Athènes du côté de Tanagra, ne fonctionne plus que les week-ends), soit on se fait une directe sur Kerkira (Corfou). On pourrait faire un stop-over, break technique sans refueler, mais vu la distance et pour peu qu’on ait quelques hippodromes d’attente à faire pour laisser passer du trafic, sur Patras ou autres, comme ça nous est déjà arrivé à Rhodes comme en Italie, et comme ça nous arrivera encore à Dubrovnik, on se dit que pour plus de sécurité, mieux vaut éviter de perdre la demie-heure que vont pomper l’atterrissage et le décollage, et d’arriver en serrant les fesses avec les 3 jauges des 3 réservoirs dans le rouge… Sagesse, quand tu nous tiens !

Donc 3h40 de prévu, en fait ce sera près de 4h avec un peu de vent de face, donc on n’aurait pas eu de gras effectivement (avec le November-Mike, bien régulé, j’arrive à 33 l/h, donc 4h + 1/2h pour atterrissage/décollage + 1/2h sécurité, je suis à 5h, l’autonomie max de ce qu’on peut tirer des réservoirs. Et en Grèce, la 1/2h de sécurité, je conseille de l’arrondir largement à une heure pour trouver un terrain !).

C’est parti, toute la côte Nord défile, un 360° autour de Chania et on grimpe à 6500 pieds pour 80 kms de traversée jusqu’à Khitira, grande île avant les 30 kms qui séparent du Péloponnèse. Entre la Crète et Kythira, Antikythira, juste une petite crotte où il y a à peine de quoi poser un ULM en plein milieu et qui sert de point de report pour basculer de Souda (les militaires de la base de Chania) avec Kalamata.

Contact avec Kalamata au creux d’une des branches du trident sud du continent. Zone militaire active : « can you climb to FL110 », négatif, j’ai pas envie, je lui dis, il me répond qu’ils tirent jusqu’au niveau 110, je négocie un petit contournement de zone. « OK, can you go to Tripoli ?» Et puis quoi encore ? Je sais bien qu’il parle du Tripoli Grec et pas du Lybien, mais bon, pourquoi pas repasser par Athènes, tant qu’il y est. Je lui dis que pour raison de safety, je demande à passer dedans sa zone because que j’ai pas beaucoup d’autonomie et qu’après je vais tomber en panne d’essence, et que ce sera de sa faute et que je le dirai à son chef. En pratique, on a le droit de passer verticale terrain et de tirer direct vers Olympie autour duquel nous tournicotons 2 fois après avoir pris les mensurations exactes du stade et du temple de Zeus (voir photo). Inoubliable.

Contact avec Araxos, autre base militaire avant Patras. Y a pas d’essence, mais y a du bidasse en Grèce ! Plus cool, eux ne tirent pas, on transite et, après avoir traversé le débouché du Golfe de Corinthe au large de Patras, on reprend la branche qu’on a faite en sens inverse vers Corfou il y a une semaine. Côte de la mer Ionienne, contact avec Preveza, puis enfin Kerkira, longue finale 35 depuis le VOR en arrivant par le Sud. Posé 3h50 et 800kms après avoir quitté la Crète.

 

Vendredi 13 Juillet : Corfou-Zadar

La remontée. Prévue en 3 jours, ce sera en 4 pour cause de temps semi-automnal/semi-hivernal installé sur le Nord de la France. On a gagné une soirée romantique en prime à Venise. Y a pire.

Mais ça, on ne le sait pas encore quand je vérifie à la tour de Corfou que les Albanais sont contents avec l’autorisation que je leur ai demandée pour transiter chez eux et que les Serbes qui assurent toujours le contrôle de l’espace Monténégrin bien qu’indépendant, sont ravis qu’on passe par là.

Décollage à 9h40 pour Dubrovnik, Croatie. 5’ après avoir viré autour de Kerkira, endormie dans les brumes matinales de la côte Albanaise en face, on les quitte sans pouvoir causer avec Tirana qui est masqué par la montagne.

Transit côtier jusqu’à Dubrovnik sans aucun problème : on demande à faire fi de tous les points de report classiques mis sur le plan de vol pour faire joli et le fi nous est accordé. Du coup pas de REDRON, ni de RETRA, glorieux souvenir d’une heure de 360° entre Albanie et Serbie entre les uns qui ne voulaient pas de nous et les autres qui ne voulaient plus de nous, plan de vol perdu ou pas arrivé parait-il, bref finis ces temps épiques, aujourd’hui, ça passe comme dans du beurre. Et on se balade à 1000 pieds le long de la côte Albanaise, ah ! y a un fort potentiel de développement touristique (!!!), Durrës et son amphithéâtre romain caché en plein ville, souvenir très confidentiel d’une virée historique en 2004 quand nous posâmes le Québec-Novembre à Tirana, 6e vol de la journée pour l’aéroport.

Puis direction la frontière Monténégrine. Changement de décor : la montagne plonge dans la mer, magnifique qui n’a rien à envier à la Côte d’Azur. Budva et Tivat, par la côte, une innovation puisqu’avant de devenir un paradis de milliardaires, c’était la grande base russe de l’Adriatique, donc complètement prohibée… On continue notre découverte et en 20’, c’est la frontière Croate, Dubrovnik 5’ après, mais 5’ de plus en attente au large que 2 trafics se posent avant nous.

Le handling nous oublie sur le tarmac, on cuit et on se liquéfie pendant une 1/2h, Christine est furax et le patron du handling n’est pas prêt de l’oublier. Je la retiens avant qu’elle lui arrache un œil. Du coup on gagne 50% de réduc.

On sera beaucoup mieux traités à Zadar qu’on rejoint 90’ plus tard après notre escale technique. Et entre les 2, c’est un festival de chapelet d’îles, sous le soleil de fin d’après-midi, atmosphère hyper calme, verts et bleus qui se concurrencent la palme du plus bel éclat, du lourd, du très lourd. J’ai oublié de mentionner qu’au décollage j’ai été granted d’aller faire un 360° autour de Dubrovnik avec un rappel en prime quand Christine prenait les photos : « NM, not below 1000 feet over the city! ». Moi, jamais, M’sieur l’agent ! En plus c’est vrai, j’avais respecté la consigne, je le jure !

Donc après avoir enchainé les Korkula, Hvar et autres, bien contourné le minuscule accès à la mer concédé à la Bosnie, évité Split et sa zone, survolé Vodice, Biograd et surtout, surtout la magnifique Zadar, posé à 14h30 et repos, balade et retrouvailles de mon resto préféré du port.

 

Samedi 14 Juillet : Zadar-Venise

Normalement, c’eût dû être un retour en France. Tu parles !

2 options à ce stade pour le final. Soit l’option Est : la Slovénie, l’Autriche et retour par Munich et Strasbourg. Soit l’option Sud : Venise, Gênes, Nice et retour. La consultation des augures a fait bannir l’option Nord et Est très rapidement. Pourri dans les Alpes aujourd’hui et demain et la perturbation installée depuis des semaines en France va migrer vers l’Est à partir de Dimanche, donc on va se la taper de plein fouet. Donc va pour le Sud : orages sur les Appenins, et mistral d’enfer pour aujourd’hui, théoriquement atténuation à partir de demain.

Conclusion : on va jusqu’à Venise et on verra après. On fait toutes les formalités pour San Niccolo, le terrain sur le Lido pour aviation légère, idéalement situé pour cette destination de rêve (aéroport douanier on request 3h avant, vérifier qu’il est bien ouvert et qu’il y a de l’essence). Tout est fait par téléphone et mail depuis le hall de l’hôtel et en route. La cerbère du contrôle me convoque pour valider mon plan de vol, et on y va.

Re-tour de Zadar, direction Pula en Istrie, dérouté par les militaires pour contourner leur base, et on repique sur Portoroz en Slovénie. Encore un peu de sightseeing que nous accorde la contrôleuse, et 5’ après on quitte la Slovénie (ça va vite, les passages de frontière dans cette région…), buon giorno Italia, et bientôt la Sérénissime qui se profile à l’horizon. Une vent arrière et une base un peu distordue pour jeter un œil sur la place St Marc et on se pose 1h45 après.

On refuele, on dédouane, on police (retour dans Schengen), on météote et on discute avec les gens du coin. Christine se demande encore si mon plan B n’était pas en vérité mon plan A, mais elle l’accepte avec plaisir : puisque c’est confirmé que c’est pourri plus loin, autant rester là plutôt que de finir à Parme ou Piacenza à 1h de là.

Venise, nous voilà ! Vaporetto, grande balade et le soir, 14 Juillet pour nous tous seuls : c’est la fête de la Rédemption, Il Redentore, la plus grande fête de l’été à Venise. Du coup, feu d’artifice (un des plus célèbres du monde, parait-il !) tiré depuis la Judecca avec le canal couvert de bateaux et gondoles, du grandiose rien que pour nous et les dizaines de milliers de touristes massés et agglutinés sur les pontons et accrochés aux bittes d’amarrage. Génial !

Dimanche 15 Juillet : Venise-Cannes

Cette fois-ci, on rentre ! Enfin presque.

C’est bon jusqu’à Cannes, donc direction Cannes. Du CAVOK jusqu’aux Appenins, un peu de FEW pour atteindre Gênes, du grand beau jusqu’à Nice, un peu de vent sur Cannes. Voilà la prévi. On décolle le cœur joyeux, un rapprochement de Venise autant que faire se peut, très belles vues imprenables, et on part pour la vallée du Pô, Parme, Vogghera, je monte à 4500 pieds pour passer la montagne, les FEW sont disloqués, on redescend à 1000 pieds mer, Gênes nous lâche pour Milan Info qui nous capte pour une fois. Savona, Albenga, Imperia, San Remo et… la France !!! Contact avec Nice, transit Sud approuvé à 500 Pieds mer, comme d’hab.

On passe avec Cannes, et là, simultanément, la grande farandole. Pas un pète de vent à Nice, mais à partir d’Antibes, 18 nœuds rafales 28 dans le 250. L’avion se met à se balader dans tous les sens sur les îles de Lérins, plus question de photos cette fois-ci. « NM, j’ai les coordonnées, dernier vent 22 nœuds, rafales 30, la 17 en service, vous préférez la 22 ? ». Ben si ça vous dérange pas, peinè-je à articuler. Pas envie de me le taper quasi plein travers… Encore un attéro dont on est content qu’il se soit passé, pas parce qu’on est fier du posé, plutôt genre bouse qu’on écrase (avec des rafales à 30 nœuds pas dans l’axe, tu fais pas dans la dentelle), ni même du fait que ça se soit bien terminé (ça, tu y croyais quand même avant de l’attaquer, sinon tu n’y serais pas allé), non simplement que ce soit terminé, t’as qu’une envie, c’est de rendre le manche et d’aller boire un coup. Et c’est ce qu’on fait. Et puisque c’est comme ça et que ça ne va pas s’arranger (des rafales à 45 nœuds sur Istres, Avignon et dans le couloir Rhodanien et la montagne est blindée d’orages), soirée stars à Cannes !

 

Et Lundi 16 Juillet : retour au bercail

Incroyable mais vrai, tout est bien qui finit merveilleusement bien : il était urgent d’attendre. Encore plein de mistral, mais la montagne est belle. Complètement dégagé sur les Alpes. On fait ni une ni deux, on attend juste que la nébulosité matinale disparaisse sur les reliefs et à 10h30 après s’être vautrés pendant une heure sur les sofas réservés aux VIP de Cannes, on s’envole pour un fabuleux survol des Alpes. 4500 pieds le temps de passer les zones de Le Luc et Canjuers, et 8500 pieds pour franchir la montagne. Digne, Sisteron, Gap au loin, les reliefs escarpés en dessous, à côté, ça ne bouge pas d’un poil, vol aussi impressionnant que spectaculaire, dieu, que la montagne est belle ! Le Trièves, le Vercors, Belledonne, Chartreuse, Grésivaudan, Grenoble et la descente sur Saint-Geoirs.

Escale technique d’une heure et on repart pour Chav’ puisque la MTO est idéalement au rendez-vous.

Décollage en 09, vent du nord plein travers 15 nœuds, j’ai failli me faire surprendre au décollage par une rafale qui fait décoller l’avion et qui se repose avec effet girouette, gaffe ! Comme quoi, toujours, toujours être aux aguets, y a pas qu’à Mikonos ou Cascais qu’il convient d’être attentif !!!

Transit dans la CTR de St Exupéry entre les 2 centrales, Pérouges, on passe les Monts du Beaujolais, barrière infranchissable à l’aller et maintenant jolie collinette de 3000 pieds. Paray Le Monial que je salue sur la fréquence pour leur dire que nous revenons du périple que nous leur avions décrit à l’aller… et 1h40 après on s’intercale entre un basse hauteur et un élève en solo en tour de piste, pour s’annoncer en finale sur la 23 à Chavenay, 16 jours après l’avoir quitté pour une épopée fantastique dans les îles magiques du pays d’Ulysse sous un soleil resplendissant au-dessus d’une mer d’un bleu turquoise unique au monde.

J’ai accompli mon rêve d’Icare.

Aéronautiquement vôtre,

Christine et Gabriel Marquette

 

Remerciements

Un immense merci au Club et au Conseil d’Administration pour la mise à disposition une fois de plus de cet avion merveilleux qui nous a permis la réalisation de cette épopée exceptionnelle.

Notre gratitude infinie à Amand et toute son équipe pour la préparation de l’avion qui fait qu’on vole en toute sérénité, que le moulin ne nous fait jamais un pet de travers alors qu’on est entre 2 iles,  tranquillité de l’esprit qui nous conforte dans l’accomplissement de notre aventure. Quelle confiance cela nous apporte. Merci pour cela !

Merci à notre ami Alain C. qui m’a fait adhérer en urgence à OAPA, ce qui m’a permis des économies substantielles sur les handling obligatoires en Grèce (25€ en moyenne en lieu et place des 80€ normalement facturés !)

Une pensée pour toutes celles et ceux qui par leurs actes ou attitudes nous ont aidé, facilité, ont fait que ce voyage a été une succession d’évènements heureux. Je pense en particulier au Président du Club de Paray Le Monial qui nous a si gentiment accueillis en pleine journée Portes Ouvertes, animation qui nous a bien remonté le moral alors que notre voyage débutait avec difficulté… Je pense aussi aux Contrôleuses et Contrôleurs qui sont toujours d’une grande compréhension (intercalage dans le trafic commercial) et d’un grand soutien psychologique par leur suivi constant et attentionné en particulier dans les survols maritimes où on est bien seuls au-dessus des flots aussi beaux soient-ils.

Les photos